Et Saule s'était laissée berner. Elle avait pris le papier avec le nom du client, le panier en osier, avait mis sa cape rouge, car les nuits sont fraîches, et avait transplané devant le ministère. Tout s'était bien passé au début. Elle avait pris son badge de visiteuse, avait pris l'ascenceur pour les sous-sols... Et tout avait dérapé. Les couloirs étaient sombres et déserts, avec peu d'indications, et Caupo avait vaguement oublié de lui préciser dans quel département travaillait l'homme. D'escaliers en paliers, de corridors sombres en couloirs sans fenêtres, Saule s'était complètement perdue. Et voilà qu'elle déboulait dans un autre couloir, mais, au fond, derrière une porte vitrée, une lumière étaient encore allumée. Sans même prendre le temps de lire le nom du service (de toutes manières, cela ne lui aurait servi à rien), elle se précipita et ouvrit la porte en grand.
- "Excusez-moi, Monsieur Chaboeuf travaille ici ?", lança-t-elle à la cantonade.











