Une main posée sur le dossier de la chaise de Merle, le fils Caupona écoutait attentivement son père. On n'aura jamais pu prouver à quel point l'alcool
déliait les langues. Surtout celle du père Caupo en cet instant-là. Même si Angie se doutait de l'intention de ce dernier. Sans doute comptait-il sur lui
pour répéter la conversation au principal concerné le prochain matin. Car jamais il ne laissait filtrer de pareilles informations, jamais… Même pour rigoler,
conception qui lui était d'ailleurs totalement inconnue ! La discussion portait sur Merle, Merle et les secrets qui l'entouraient.
Croisant les yeux noirs de l'aubergiste, les siens, vert émeraude se teintèrent d'un éclat plus vif que d'habitude malgré le calme qui semblait l'habiter. Pourquoi l'apparence de son frère ferait-il peur aux autres personnes ? Son apparence réelle était forte agréable pourtant ! Un jeune homme, aux cheveux bleu de nuit. À qui pouvait-il donc bien ressembler ? Qui faisait peur dans cette ville au point qu'une ressemblance pourrait provoquer une telle frayeur ? En fait, Anthémis ne se rendait pas encore compte de ce qu'il venait d'amorcer, la curiosité était un vilain défaut, un défaut qu'Enguerand possédait hélas. Toujours, depuis toujours son père avait eu cette désagréable habitude de prendre son fils pour plus con qu'il ne l'était. Et encore maintenant. Sa jeunesse n'était pas une excuse pour le tenir ainsi à l'écart des affaires de famille, d'ailleurs si Caupo avait potassé plus de livres sur l'éducation des enfants, il aurait lu le chapitre sur les responsabilités. Ce n'était pas en tenant toujours l'enfant à l'écart qu'on l'empêchait de faire des bêtises, bien au contraire !
Et oui, si son paternel le prenait encore pour un enfant (qu'il était encore en réalité) de moins de 10 ans, sans aucun doute que l'aubergiste allait s'en mordre les doigts à un moment donné ! Jaloux ? Bien sûr ! Jaloux du fait qu'il était encore le dernier à être pris au sérieux par son père. Oui, lui n'était que son fils cadet, le petit poète qui se tasserait sans aucun doute et se ferait docilement aubergiste comme tous les héritiers dans sa famille depuis des générations… alors là… il ne fallait pas y compter !De plus,s 'il fallait prendre le fait de lever les yeux au ciel comme une marque d'immaturité, son père le faisait bien plus souvent que lui ! Le fils Enguerand en avait juste marre d'être docile, il en avait marre de beaucoup de chose en vérité et cette révolte qui grondait en lui était la preuve encore une fois de son adolescence.
D'un même geste, Angie rendit les clés au paternel avec un sourire amusé vu la tête des deux hommes. Pour le moment faire bonne figure était de rigueur. Il devait se montrer rusé pour pouvoir enquêter comme il le souhaitait, enquêter et pourquoi pas dans les Ombres de la ville. Rusé… finalement peut-être qu'il possédait un peu de sang de renard dans ses veines… comme son père. Après tout, les adolescents n'étaient-ils pas tous des bombes à retardement ? Vous allez voir l'explosion que lui allait faire ! On s'en souviendra!
Baissant ses yeux, Enguerand posa une main sur l'épaule de son frère. Il dormait, ou du moins en était proche. Tarder n'était donc pas conseillé !
D'un geste proche du chargement des caisses de la cave, le brun hissa tant bien que mal son frère, passant un bras en dessous de ses épaules. Monsieur savait que son frère n'aimait pas les contacts, mais monsieur n'avait pas le choix ! Déstabilisé une minute, le fils Caupona reprit appuis sur ses pieds. Après tout il n'était pas constitué de sucre et le travail à l'auberge l'avait tout de même musclé un peu ! Assez pour qu'il réussisse à monter plusieurs caisses sans s'essouffler, alors pensez une jeune fille de 10 ans… car Merle venait de prendre l'apparence d'une fillette, le seul problème c'est qu'avançant vers le comptoir, une nouvelle transformation eue lieux… un homme d'une soixantaine d'année au poids aussi conséquent que le ventre dont il était pourvu !
Ne retenant pas une injure, Enguerand s'arrêta sur le coup et s'accouda à une des tables attendant que la forme change !
Et quel changement, c'est le garçon aux cheveux noirs qui fit son apparition. Sur le coup le cœur d'Angie rata un battement… les yeux émeraude observèrent ce visage qu'on (son père) disait être particulier. Non, il ne l'effrayait aucunement ! Et sans aucun doute que jamais il ne l'effrayerait ! Sur le coup, ce fut même positif ! Le poids qu'il eut à porter changea par la même occasion ! On passa d'un homme obèse, à un jeune homme plutôt maigre. Montant les marches, Enguerand arrêta la marche à son palier, reprenant sa respiration
avant de finir le dernier morceau…
D'un coup de pied, il ouvrit la porte et … s'accrocha la manche à un morceaux de bois qui ressortait de la porte, ce qui le déstabilisa et… La chute fut fatale.Les deux jeunes hommes tombèrent lourdement sur le sol de la chambre de Merle. Si ce dernier se réveillait et se transformait en homme des montagnes, le petit Angie qui se trouvait sous le frère aîné , était un poète plat…plat et mort
Croisant les yeux noirs de l'aubergiste, les siens, vert émeraude se teintèrent d'un éclat plus vif que d'habitude malgré le calme qui semblait l'habiter. Pourquoi l'apparence de son frère ferait-il peur aux autres personnes ? Son apparence réelle était forte agréable pourtant ! Un jeune homme, aux cheveux bleu de nuit. À qui pouvait-il donc bien ressembler ? Qui faisait peur dans cette ville au point qu'une ressemblance pourrait provoquer une telle frayeur ? En fait, Anthémis ne se rendait pas encore compte de ce qu'il venait d'amorcer, la curiosité était un vilain défaut, un défaut qu'Enguerand possédait hélas. Toujours, depuis toujours son père avait eu cette désagréable habitude de prendre son fils pour plus con qu'il ne l'était. Et encore maintenant. Sa jeunesse n'était pas une excuse pour le tenir ainsi à l'écart des affaires de famille, d'ailleurs si Caupo avait potassé plus de livres sur l'éducation des enfants, il aurait lu le chapitre sur les responsabilités. Ce n'était pas en tenant toujours l'enfant à l'écart qu'on l'empêchait de faire des bêtises, bien au contraire !
Et oui, si son paternel le prenait encore pour un enfant (qu'il était encore en réalité) de moins de 10 ans, sans aucun doute que l'aubergiste allait s'en mordre les doigts à un moment donné ! Jaloux ? Bien sûr ! Jaloux du fait qu'il était encore le dernier à être pris au sérieux par son père. Oui, lui n'était que son fils cadet, le petit poète qui se tasserait sans aucun doute et se ferait docilement aubergiste comme tous les héritiers dans sa famille depuis des générations… alors là… il ne fallait pas y compter !De plus,s 'il fallait prendre le fait de lever les yeux au ciel comme une marque d'immaturité, son père le faisait bien plus souvent que lui ! Le fils Enguerand en avait juste marre d'être docile, il en avait marre de beaucoup de chose en vérité et cette révolte qui grondait en lui était la preuve encore une fois de son adolescence.
D'un même geste, Angie rendit les clés au paternel avec un sourire amusé vu la tête des deux hommes. Pour le moment faire bonne figure était de rigueur. Il devait se montrer rusé pour pouvoir enquêter comme il le souhaitait, enquêter et pourquoi pas dans les Ombres de la ville. Rusé… finalement peut-être qu'il possédait un peu de sang de renard dans ses veines… comme son père. Après tout, les adolescents n'étaient-ils pas tous des bombes à retardement ? Vous allez voir l'explosion que lui allait faire ! On s'en souviendra!
Baissant ses yeux, Enguerand posa une main sur l'épaule de son frère. Il dormait, ou du moins en était proche. Tarder n'était donc pas conseillé !
D'un geste proche du chargement des caisses de la cave, le brun hissa tant bien que mal son frère, passant un bras en dessous de ses épaules. Monsieur savait que son frère n'aimait pas les contacts, mais monsieur n'avait pas le choix ! Déstabilisé une minute, le fils Caupona reprit appuis sur ses pieds. Après tout il n'était pas constitué de sucre et le travail à l'auberge l'avait tout de même musclé un peu ! Assez pour qu'il réussisse à monter plusieurs caisses sans s'essouffler, alors pensez une jeune fille de 10 ans… car Merle venait de prendre l'apparence d'une fillette, le seul problème c'est qu'avançant vers le comptoir, une nouvelle transformation eue lieux… un homme d'une soixantaine d'année au poids aussi conséquent que le ventre dont il était pourvu !
Ne retenant pas une injure, Enguerand s'arrêta sur le coup et s'accouda à une des tables attendant que la forme change !
Et quel changement, c'est le garçon aux cheveux noirs qui fit son apparition. Sur le coup le cœur d'Angie rata un battement… les yeux émeraude observèrent ce visage qu'on (son père) disait être particulier. Non, il ne l'effrayait aucunement ! Et sans aucun doute que jamais il ne l'effrayerait ! Sur le coup, ce fut même positif ! Le poids qu'il eut à porter changea par la même occasion ! On passa d'un homme obèse, à un jeune homme plutôt maigre. Montant les marches, Enguerand arrêta la marche à son palier, reprenant sa respiration
avant de finir le dernier morceau…
D'un coup de pied, il ouvrit la porte et … s'accrocha la manche à un morceaux de bois qui ressortait de la porte, ce qui le déstabilisa et… La chute fut fatale.Les deux jeunes hommes tombèrent lourdement sur le sol de la chambre de Merle. Si ce dernier se réveillait et se transformait en homme des montagnes, le petit Angie qui se trouvait sous le frère aîné , était un poète plat…plat et mort










